Entretien avec Gilbert Paquette
15 avril 2009 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise
Gilbert Paquette est un chercheur universitaire et un homme politique québécois. Ministre de la Science et de la Technologie dans le gouvernement de René Lévesque de 1982 à 1984, il est chercheur au Centre interuniversitaire de recherche sur le téléapprentissage (CIRTA-LICEF), qu’il a fondé en 1992. Président des Intellectuels pour la souveraineté (IPSO), il a publié en mars 2008 La nécessaire alliance aux éditions Les intouchables.
La nécessaire alliance
Gilbart Paquette, mars 2008
Éditeur: Les Intouchables
ISBN-10: 2895493227
ISBN-13: 978-2895493228
Le PQ nouveau
19 janvier 2009 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise
Par Robert Dutrisac, publié dans l’édition des 17 et 18 janvier 2009 du quotidien Le Devoir
Le gouvernement Charest a fait face cette semaine à l’Assemblée nationale à une opposition unie et dynamique
Québec — Pauline Marois n’a pas manqué une occasion cette semaine de dénoncer l’inutilité de la session extraordinaire de trois jours au cours de laquelle les députés du nouveau gouvernement Charest et de l’opposition ont croisé le fer pour la première fois à l’Assemblée nationale. Les deux périodes de questions de mercredi et jeudi ont pourtant donné un avant-goût de la force de l’opposition officielle formée de 51 élus du Parti québécois et de ce qui attend les libéraux lorsque la véritable session commencera en mars.
«Le Parti québécois a retrouvé son âme, a confié un député libéral. Tout ce qu’on a pu faire, c’est jouer du bon hockey défensif. C’est pas comme ça qu’on marque des buts.» De fait, si le PQ continue sur sa lancée, il pourrait s’avérer la meilleure opposition officielle à l’Assemblée nationale depuis la députation libérale de la fin des années 90.
En 2007, l’opposition officielle formée de 41 députés adéquistes manquait manifestement d’expérience. Il a fallu un an avant que la plupart d’entre eux ne sortent de l’amateurisme. Qui plus est, d’être passé si près de prendre le pouvoir a semblé brouiller le jugement de Mario Dumont, ce qui s’est soldé par le recours à des tactiques douteuses, comme son absence lors des négociations du premier budget du gouvernement Charest et la motion de défiance sur l’abolition des commissions scolaires que l’ADQ a présentée à l’automne 2007 sans jamais y croire.
Le bilan d’une insipide campagne
9 décembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Élections provinciales 2008
Au terme de ce mois de campagne électorale, on en viendrait à se dire que la soirée électorale en aura été le moment le plus palpitant avec le débat. En fait, il n’y a pas eu de véritable enjeu dans cette campagne. N’en déplaise à Jean Charest, l’économie n’a pas monopolisé le débat, l’affaire de la caisse des dépôts n’a pas pris, la crise parlementaire à Ottawa a masqué les débat ici. Alors, à part, peut-être, cette inquiétude récente de voir un nombre record d’électeurs décider de boycotter l’élection, cette campagne a été aussi imprévisible que le reflet du désintérêt des Québécois. 57% d’abstention ! Comment se réjouir d’une victoire après cela…
Jean Charest nous avait prévenu, cette élection serait un moment “tellement important pour nous et pour notre avenir” que les 4 sièges de majorités remportés hier devraient nous permettre d’affronter les difficultés à venir. Alors que la crise économique s’abatte sur Québec et sa Province !, Jean Charest est prêt à lui faire front avec ses 65 collègues libéraux…
Le parie était risqué début novembre pour lui de déclencher ces élections, les “dissolutions de confort” n’offrant pas toujours les résultats escomptés. Le cas de Stephen Harper le 14 octobre dernier contribue notamment à douter de l’efficacité de cet opportunisme électoral. Mais M. Charest voulait une majorité, il l’a eu en augmentant son adhésion populaire de 9 points et surtout en arrachant 18 nouveaux Députés.
Le Parti Québecois ressort la tête de l’eau après les catastrophiques résultats de 2007. Après un début de campagne mou, Pauline Marois est progressivement apparue avec une dimension nouvelle. Nul ne doutait de ses capacités de femme d’État mais peu lui accordaient le leadership nécessaire à la conduite d’une campagne et, a fortiori, d’un Gouvernement. Le surprenant débat des chefs s’est révélé être un formidable exhutoire, les 13 jours suivants lui permettant de rattraper un départ qui avait patiné. Souvenons-nous que la chef péquiste avait du proposer un point presse à 5h du matin pour que les médias puissent assister à sa “marche rapide” journalière et démentir les rumeurs de mauvaise santé voire de maladie grave dont elle faisait l’objet. Finalement, le PQ se retrouve largement renforcé et devient une opposition forte, “la plus forte depuis la Révolution tranquille” a précisé Pauline Marois hier soir.
Mario Dumont, quant à lui, n’a pu hier que constater le prévisible reflux de son parti. En 2007, il avait obtenu près de 31% des voix à ~1,2% du PLC, ce qui lui avait permis de faire élire 41 Députés à l’Assemblée Nationale. L’ADQ avait même été envisagée comme premier parti durant la soirée électorale ! Las, le parti autonomiste de droite n’a pas réussi à convaincre les électeurs de recevoir la même confiance qu’il avait obtenu en 2007. Les dérapages sur internet ont d’ailleurs été significatifs. Cet échec cinglant (16,4%, 7 Députés) est certainement très dure pour Mario Dmont et son annonce de départ de la vie politique, hier soir, s’est révélé très digne.
Enfin, relevons l’entrée du nouveau Député de Mercier à l’Assemblée Nationale, Amir Khadir. Cette fois, le candidat et porte-parole de Québec Solidaire a remporté son pari et a éliminé le péquiste Daniel Turp. En dépit de la défaite de ce dernier, on ne pourra néanmoins se réjouir de l’entrée d’une voix nouvelle dans l’arène parlementaire québécoise.
Victoire des libéraux: un gouvernement de J. Charest majoritaire
8 décembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Élections provinciales 2008
Élections Québec 2008: résultats définitifs
- 23:30 : Jean Charest obtient un 2nd mandat majoritaire après l’intermède minoritaire de 2007 à 2008.
- PLC : 66 – 42,02% (majorité à 63 sièges)
- PQ :51 – 35,17%
- ADQ :7 – 16,39%
- QS : 1 – 3,80%
- PVQ : 0 – 2,18%
- 22:15 : Le retour dans les limbes parlemenaires de l’ADQ étant confirmée, Mario Dumont annonce sont départ progressif de la direction de l’ADQ et de la vie politique.
- 22:00 : La victoire d’Amir Khadir est confirmée dans Mercier. Cette élection symbolise l’accession du parti de gauche Québec Solidaire à l’Assemblée Nationale. La majorité du PLC est d’abord apparue avec l’écart le plus court (63 siège sur 125) mais celle-ci semble progressivement se stabiliser autour de 65. Scott McKay, ex-chef du Parti Vert, se présentant sous les couleurs du PQ est élu dans lAssomption.
- PLC : 66 – 42%
- PQ :51 – 35%
- ADQ :7 – 17%
- QS : 1 – 4%
- PVQ : 0 – 2%
- 21:00 : Les scores du PLC se tassent et l’opposition Péquiste se solidifie.
- PLC : 65 – 42%
- PQ :51 – 35%
- ADQ :8 – 16%
- QS : 1 – 4%
- PVQ : 0 – 2%
- 20:35 : Les réseaux TVA et RDI annoncent la formation d’un gouvernement libéral majoritaire. Les résultats actuels sont :
- PLC : 66
- PQ : 44
- ADQ : 5
- QS : 1
- PVQ : 0
- 20:30 :
Les libéraux du PLC reccueilleraient près de la moitié des votes (~47%) et totaliseraient déjà 55 Député. Les Péquistes seraient à ~34% avec une trentaine de Députés. Les scores de l’ADQ confirmeraient la chute de ce parti avec 15% et 8 élus.
Une surprise, Québec Solidaire aurait 3 élus dont Amir Khadir.
Suivez en direct le débat des chefs 2008
25 novembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise, Élections provinciales 2008
Le débat des chefs sera retransmis en direct à partir de 20h00 sur le réseau TVA.
[Edit. du 26 nov. 2008] Écoutez le reportage de Robert Plouffe, qui résume les faits saillants du débat et consultez d’autres capsules vidéos sur le site de LCN.
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Derniers sondages
19 novembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise, Élections provinciales 2008
| Léger Marketing JdeM 18/11/08 |
Léger Marketing Le Devoir 19/11/08 |
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| Parti Libéral | 43 | 44 | |
| Parti Québécois | 32 | 33 | |
| Action Démocratique | 15 | 15 | |
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Parti Vert | 5,5 | 4 |
| Québec Solidaire | 4 | 4 |
Nouvelle batterie de sondages Léger Marketing pour le JdeM
12 novembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise, Élections provinciales 2008
Le Journal de Montréal a publié hier une nouvelle série de sondages. Le PLQ conserverait une large avance sur son rival souverainiste avec 6% d’avance (41%-35%) mais ce dernier devient le choix privilégié chez les électeurs francophones (39% soit 5% d’avance). Chez les non-francophones les libéraux fédèrent les 2/3 des votes. De son côté, l’ADQ confirme sa probable chute en n’étant crédité que de 17% d’intentions de vote. Québec Solidaire et le Parti Vert du Québec recevraient environ 4% des suffrages.
Si 4 électeurs sur 10 préfèrent Jean Charest à Pauline Marois (3/10), près du tiers d’entre-eux jugent négativement le déclenchement d’élections au point que cela influence leur vote. Cependant, 44% pensent que Jean Charest est le plus à même de répondre au défis de l’acuelle crise financière et 47% considèrent qu’un Gouvernement majoritaire est préférable dans cette période.
Plus d’information à propos de ce sondage sur le site du
Jean Charest souhaite-t-il une élection sans débat?
11 novembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise, Élections provinciales 2008
Non-content d’imposer une élection provinciale à 83M $Can. que nul ne souhaite, le Premier Ministre québécois Jean Charest continue de manifester sa désapprobation à l’égard du format que prendra le débat télévisuel des chefs. Pourtant, les équipes adéquistes et péquistes ont d’ores et déjà accepté de se conformer à la proposition formulée par le consortium télévisuel.
Le PLQ est le seul parti à s’opposer à un débat de type «table ronde», tel qu’employé récemment dans le cadre de l’élection fédérale canadienne.
La Presse Canadienne précise que des gens de l’entourage du chef libéral Jean Charest ont indiqué que la contre-proposition du PLQ a été présentée mardi en fin d’après-midi et que des représentants du consortium des télédiffuseurs se réuniront à 20h00, mardi soir, afin de l’étudier.
Le PLQ ne fermerait pas la porte au format fédéral, mais tiendrait à ce qu’il puisse y avoir des échanges directs «un contre un» entre les chefs. Du coté des diffuseurs, le porte-parole Denis Pellerin a indiqué que les membres du consortium tiennent à un renouvellement de la formule du débat. Or, on a pu constater que cette nouvelle formule a séduit les téléspectateurs le mois dernier, les télévisions enregistrant des records d’audience pour un tel débat. En tout état de cause, le débat 2008 semble clairement menacé.
M. Charest a déclenché ces élections en prétextant qu’il ne lui était plus possible de conduire une politique lorsque, pour reprendre ses mots, trois paires de mains sont sur le volant et qu’elles ne souhaitent pas aller dans la même direction. Croit-il qu’en ces temps d’incertitude économique il soit de bon ton de lâcher les commandes pour partir en campagne? De surcoît, alors que les deux partis d’opposition avaient formulé officiellement le souhait de ne pas renverser le Gouvernement, le chef libéral s’est entêté dans son arrogante démarche d’élection plébiscitaire. Comment peut-il aujourd’hui se permettre de ne pas assumer les obligations que celles-ci lui imposent, à commencer par débattre de ses projets en toute transparence?
Simple couardise politique ou véritable mépris démocratique?… Quit à souhaiter une élection sans débat, autant demander d’être nommé Premier Ministre sans prendre la peine de demander avis aux électeurs…
L’ADQ à la peine
11 novembre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise, Élections provinciales 2008
Si les partis provinciaux redoublent d’effort pour toucher les citoyens en ce début de période électorale, les campagnes électorales des partis tardent à prendre leur vitesse de croisière et connaissent certains ratés.
L’équipe adéquiste patît de son incapacité, depuis 20 mois, à se présenter en tant qu’opposition officielle fiable, c’est à dire capable de gouverner. L’organisation de la campagne connaît quelques improvisations (notamment hier en raison du refus de la commission scolaire de Montréal de voir la caravane adéquiste s’arrêter dans un établissement), le plan proposé en matière d’économie est assez justement critiqué par M. Charest et la lutte menée par Mario Dumont contre le cours d’éthique et de culture religieuse reflète un conservatisme profond qui ne séduit plus. Et comme si ce malaise ne suffisait pas, son équipe diffuse des vidéos-poubelles à l’encontre de Mme Marois, comparée à La Castafiore et à Madame de Pompadour (rebaptisée alors “Madame Pompe-à-fric”).
Pour ceux qui oseraient encore douter de la proximité entre le PCC et l’ADQ, ce genre de campagne négative n’a rien à envier au Parti de Stephen Harper.
Enfin, plusieurs ancien leaders adéquistes se sont prononcés ces derniers jours en prévoyant l’effondrement du parti au prochaines élections du 08 décembre. M. Jocelyn Dumais, candidat dans Chapleau en 2007, considère que le parti, qualifié de “coquille vide“, s’écrasera à un point tel qu’il ne consèrvera que 4 ou 5 députés.
Un sondage favorable aux libéraux
27 octobre 2008 par Le républicain Québécois
Dans Politique québécoise, Élections provinciales 2008
Alors que les rumeurs d’élections en décembre paraissent de plus en plus probables, le réseau TVA a dévoilé un sondage Léger-Marketing qui donne déjà une avance intéressante au Parti Libéral du Québec.
Si, chez les francophones, PLC et PQ sont au coude-à-coude (37% chacun), les troupes de Jean Charest sont créditées de 42% d’intentions de vote, soit 8% de mieux que leurs opposants souverainistes. L’ADQ, elle, ne convertit pas l’essai de 2007 est retomberait à 14%. Enfin, Québec-Solidaire aurait le soutien de 4% des électeurs. (Voir plus d’informations sur le site de LCN).
Selon la presse Canadienne, “le Parti québécois dit ne pas vouloir d’élections et estime que les Québécois n’en veulent pas. Quant à l’Action démocratique, déjà dans les câbles, elle a durement encaissé la nouvelle de l’imminence d’élections au Québec [:] «C’est la pire chose qui peut arriver pour le Québec», a déclaré lundi à Québec la députée de Lotbinière, Sylvie Roy, déléguée par le chef de l’opposition officielle Mario Dumont pour réagir à la tenue probable d’une nouvelle campagne électorale, moins de deux ans après le scrutin de 2007.”
Ajout du lien LCN à 23h00


La nécessaire alliance
Québec — Pauline Marois n’a pas manqué une occasion cette semaine de dénoncer l’inutilité de la session extraordinaire de trois jours au cours de laquelle les députés du nouveau gouvernement Charest et de l’opposition ont croisé le fer pour la première fois à l’Assemblée nationale. Les deux périodes de questions de mercredi et jeudi ont pourtant donné un avant-goût de la force de l’opposition officielle formée de 51 élus du Parti québécois et de ce qui attend les libéraux lorsque la véritable session commencera en mars.
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