L’assermentation de Barack Obama en direct

L’assermentation de Barack Obama sera retransmise dès 11h00 (17h00 heure de France), en direct et traduit en français, à partir du réseau TVA.

Vous pouvez aussi suivre l’émission spéciale qui sera diffusée sur Logo RDI.

Édition du message à 13h25:
La vidéo ci-dessus est produite par la chaîne parlementaire française Public-Sénat.

Christiane Taubira: “Il faut se battre comme Obama”

Edit. du 09/11/08:
Pour compléter l’entretien ci-dessous, voici une vidéo de C. Taubira au Soir 3 de France 3 du 08 nov. 2008:

À lire sur le site du Journal Du Dimanche, l’entretien accordé par C. Taubira au sujet de l’élection de B. Obama à la présidence des États-Unis d’Amérique. Mme Taubira, Députée de Guyane, a été candidate du Parti Radical de Gauche à l’élection présidentielle de 2002.

Propos recueillis par Alice POUYAT
leJDD.fr

La députée de Guyane et membre du Parti radical de gauche Christiane Taubira se félicite de l’élection d’un Noir à la Maison blanche. Pour qu’un phénomène similaire arrive en France, elle appelle les minorités françaises à s’imposer dans le débat et les partis politiques, sans compter sur la discrimination positive.

Comment avez-vous accueilli l’élection de Barack Obama?
J’avoue avoir été assez étonnée par l’engouement de la presse pour Obama lors des vingt-quatre dernières heures car je suivais le candidat depuis longtemps et le résultat me paraissait plié depuis quatre ou cinq mois déjà. Bien sûr, j’ai eu quelques frayeurs, je redoutais un”effet d’octobre” (october surprise, ndlr), un évènement inattendu qui aurait renversé les sondages. Je ne partage pas toutes ses idées, mais j’ai cru en lui. Pas parce qu’il est noir mais parce qu’il a une étoffe de chef d’Etat, loyal, responsable. Il ne se positionne pas au dessus des Américains, mais à leurs côtés. Il est dans une logique d’inclusion. Regardez d’ailleurs son discours de victoire: c’est extraordinaire! A peine élu, cet homme est parvenu à dire aux gens qu’ils allaient devoir surmonter un tas d’épreuves ensemble tout en se faisant acclamer. C’est un vrai leader.

“L’Amérique est entrée dans une ère post-raciale”

Lire la suite sur le site du JDD

Discours de Barack Obama

Voici le discours prononcé par Barack Obama au soir de son élection le mardi 04 novembre 2008. La traduction est effectuée par la chaîne LCN.

La traduction a été réalisée en direct, ce qui peut expliquer quelques approximations.

Résultats partiels USA 2008

B. Obama23h00: “Eight is engouh”

CNN vient d’annoncer la victoire de Barack Obama avec 297 grands électeurs et 139 pour John McCain.

22h45:

  • Barack Obama:
    51%    207/538 grands électeurs*
  • John McCain:
    48%    135/538 grands électeurs*

Barack Obama remporterait l’élection dans l’Utah, coeur de l’Amérique religieuse et conservatrice. Il a été donné vainqueur dans l’Arizona, Etat du sénateur McCain. La tendance semble depuis s’inverser. Le Colorado, traditionnellement républicain (il avait notamment reconduit G.W.Bush en 2004), appuierait aussi le candidat démocrate. Quant à la Floride qui a su nous montré le pire par le passé, elle donne pour l’instant J. McCain perdant.

Le vote ethnique semble avoir été primordial, donnant ainsi l’avantage à B. Obama dans des Etats traditionnellement républicains (commele Nouveau-Mexique avec le vote hispanique). A l’inverse, il apparaîtrait qu’une majorité de “blancs” n’aient pas voté pour le sénateur de l’Illinois.

22h00:

  • Barack Obama:
    50%    206/538 grands électeurs*
  • John McCain:
    49%    89/538 grands électeurs*

Les démocrates conforteraient leur représentation dans la chambre des représentants.

21h30:

  • Barack Obama:
    50%    175/538 grands électeurs*
  • John McCain:
    49%    52/538 grands électeurs*

La très conservatrice Fox News donne B. Obama gagnant dans les Etats de l’Ohio et du Nouveau-Mexique.

21h00:

  • Barack Obama:
    50%    102/538 grands électeurs*
  • John McCain:
    50%    34/538 grands électeurs*

Sans grande surprise, les médias états-uniens font preuve d’assez peu de retenue dans la publication des résultats partiels. En Pennsylvanie, où seulement 1% des bulletins ont effectivement été dépouillés, CNN annonce déjà avec certitude la victoire haut la main du sénateur de l’Illinois.

Seule grande victoire pour l’instant acquise, le revirement du New-Hampshire au profit du candidat démocrate alors que les primaires avaient désigné H. Clinton et que J. McCain avait relancé sa campagne à l’investiture grâce à cet Etat.

* Sources RDI, Radio Canada

Soirée électorale USA 2008

Suivez la soirée électorale sur LCN ou sur le Réseau D’Information de Radio Canada

La semaine (politique) sainte

Dans le présent message, nous allons revenir sur ce qui a déjà été partiellement abordé dans le dernier post “journal de campagne”…

Mme Palin, ou l’histoire du sermonneur sermonné

Il y a environ 2 semaines maintenant, l’annonce de la candidature de Mme Palin à la Vice-présidence des États-Unis d’Amérique aux côtés de John McCain a été l’objet d’une rare frénésie médiatique. Pensez-vous!, une quasi-inconnue propulsée sur le devant des podiums politiques et potentielle 2nde du plus puissant État de la planète, voilà qui devrait a priori réjouir ceux qui ne croyaient plus en la démocratie. Détrompez-vous, cette inconnue n’est en fait “que” la Gouverneure d’Alaska, “hockey-mum” et ancienne Vice-miss Alaska (ça fait au moins une expérience au titre de second…) à ces heures perdues: en bref, une politique pure-jus. Et puis, il y eu ces révélations sur la grossesse de sa famille et, bientôt, les censeurs dénonçant l’intolérance de ceux qui osaient fouiner dans la vie privée de Mme Palin…

À ceux qui trouveraient que cet étalage de la vie privée sur le place publique relève du plus mauvais goût et de la politique la plus vile, j’aurai tendance à les inviter à se concentrer sur les intentions interventionnistes de la dame Palin en question. N’oublions pas que nous avons en face de nous ce genre de personnes qui, en plus de prôner l’enseignement du créationnisme, s’oppose à la contraception et à l’avortement, prône l’abstinence et autres foutaises réactionnaires bien-senties… En bref, la politique de Mme Palin, c’est la politique du gendarme des alcôves.

Raymond Gravel, Député de Repentigny, est un prêtre haut en couleur qui n’a pas eu peur de défendre les mariages gais malgré les sermons surannés du Vatican. En juin 2005, lors d’une entrevue accordée au magazine Fugues, il avait raconté son passage difficile dans l’univers de la prostitution homosexuelle.

«Mes prises de position sur l’avortement et sur le mariage gai n’ont pas bien été reçues au Vatican. Mon évêque [Mgr Gilles Lussier] a même reçu une lettre du Saint-Siège disant que si je persistais à ne pas être conforme à la doctrine de l’Église catholique, je devrais en subir les conséquences», avait-il aussi ajouté. Son aventure en tant que Député n’aura donc pas duré très longtemps… 2 ans après son élection, il a été sommé de choisir entre son mandat de député et son statut de prêtre. Raymond Gravel, a décidé de revenir à ses fonctions sacerdotales. Il ne sera donc pas candidat du Bloc québécois aux élections fédérales. L’abbé Gravel a déclaré à La Presse et au Globe and Mail avoir reçu du Vatican une lettre lui ordonnant de trancher sous peine d’être «laïcisé».

Les laïcs que nous sommes pourrions nous réjouir de ce choix contraint et comme le disait récemment Richard Martineau dans l’une des ses chroniques du JdM :

Je n’ai rien contre monsieur Gravel, qui s’est acquitté de sa tâche avec intelligence, mais la séparation de l’Église et de l’État est l’une des valeurs fondamentales de notre société.
Aimeriez-vous voir un pasteur, un imam ou un rabbin entrer au Parlement ou à la Chambre des communes?
La religion est une chose. La politique en est une autre. Dans notre société, la loi des hommes prévaut sur la loi de Dieu.
Comme a dit Jésus: “Remettons à César ce qui appartient à César, et à Dieu ce qui appartient à Dieu…”

Mais les choses n’étant pas si simples, elles prennent un sens nouveau à la lumière des dernières déclarations de Mgr Turcotte. En pleine campagne électorale, ce dernier se permet donc de passer outre une quelconque séparation des Églises et de l’État appelant ses ouailles au vote conservateur, comme à la belle époque de la grande noirceur. Même faute, même punition, n’est-ce pas ? Le Vatican demandera-t-il selon vous aux évêques de se retirer de la campagne électorale ou de démissionner, comme il l’a fait peu de temps auparavant avec l’abbé Gravel? Je ne parierai pas une cenne là-dessus. M. Gravel fût un très bon Député, peu importe qu’il ait été prêtre, boucher, avocat ou médecin…

La prise de position des évêques est malheureusement en droite ligne avec l’idéologie la plus réactionnaire et conservatrice qui soit. L’abbé Gravel dérangeait certainement parce qu’il était un humaniste évoluant dans un parti résolument progressiste ; mais, apparemment, les évêques préfèrent s’attaquer aux droits des femmes acquis de longues luttes.

La droite religieuse et conservatrice… égale à elle-même

Déjà, nous apprenions cette semaine que Mme Nicole Charbonneau Barron, candidate conservatrice dans Saint-Bruno, avait été la porte-parole de l’Opus Dei au Québec. Cette espèce de société secrète sectaire, passéiste, aux antipodes de l’universalisme a donc réussi à placer l’un de ses éminents représentants au sein des troupes de candidats conservateurs…

Et bien figurez-vous que ce n’est pas tout! Le candidat de Stephen Harper dans Honoré-Mercier, Rodrigo Alfaro, est un membre en vue de la Mission charismatique internationale du Canada, l’église du mouvement pentecôtiste. Ce groupe prêche, pêle-mêle, l’abstinence sexuelle hors du mariage et considère l’homosexualité comme «guérissable»: tout un programme…

… et Sarko dans tout ça ?

Ce vendredi, à l’Élysée, devant Benoît XVI, Sarkozy n’a plus opposé l’”instituteur” au “curé”. C’est déjà ça… Il s’est contenté d’énoncer ce qui, pour lui, relève du bon sens: ce serait une “folie”, une “faute contre la culture et la pensée” de se priver du “patrimoine vivant” des religions. Et la boucle est bouclée ?…

Démêlons le vrai du faux et laissons parler le “chef”

Joseph Ratzinger, alias Benoît XVI, en visite cette fin de semaine au temple des marchands tu temple (Lourdes) a défendu qu’une “saine collaboration” devait se réaliser dans “la conscience et le respect de l’indépendance et de l’autonomie de chacun dans son propre domaine“, devant 170 évêques et cardinaux.

Et d’ajouter, “L’Église ne revendique pas la place de l’État”, a-t-il rassuré, “elle ne veut pas se substituer à lui“. L’Église est, selon Benoît XVI, “une société basée sur des convictions, qui se sait responsable de tout et ne peut se limiter à elle-même“.

Alors qu’attend le Saint-Siège pour ramener au troupeau ses brebis égarées ?

“Eight is enough”: le discours d’investiture de Barack Obama

Retrouvez les principaux extraits, traduits en français, du discours prononcé jeudi par le candidat démocrate.

Dans une arena de Denver pleine à craquer, où plus de 8O.000 partisans agitaient des drapeaux américains et des pancartes bleues frappées du mots “Change“, le candidat démocrate a prononcé un discours d’acceptation retransmis par la télévision, dans lequel il a d’entrée souligné les thèmes majeurs de sa campagne: aider la classe moyenne, doter le pays d’une meilleure sécurité et empêcher un troisième mandat républicain.

Ce soir, je dis au peuple d’Amérique, aux démocrates, aux républicains et aux indépendants dans tout ce grand pays: Ca suffit!“, a-t-il lancé, sous les applaudissements de la foule. “Nous sommes ensemble ce soir à un de ces moments décisifs, un moment où notre nation est en guerre, où notre économie est malade et le rêve américain une fois de plus menacé.

Amérique, nous sommes meilleurs que ce que nous avons montré ces huit dernières années. Nous sommes meilleurs que cela“, a insisté Barack Obama en rappelant qu’avec lui “le changement ne viendra pas de Washington, il ira à Washington“.

La politique étrangère de Bush-McCain a dilapidé l’héritage que des générations d’américains -démocrates et républicains – avaient construit. Nous devons restaurer cet héritage“, a-t-il notamment souligné en développant cette analyse au sujet de l’engagement militaire états-unien au moyen-orient: “En tant que chef des armées, je n’hésiterai jamais à défendre cette nation, mais je n’enverrai les troupes qu’avec une mission claire et un engagement sacré de leur fournir les équipements dont ils auront besoin pour combattre et les soins et pensions qu’ils mériteront à leur retour à la maison.” Le candidat Obama a ainsi pris l’engagement de terminer la guerre en Irak et de mettre en place un calendrier pour le retrait des troupes américaines “comme le demande l’Irak“. Il entend également mettre fin à la dépendance énergétique américaine sur le pétrole du Moyen-Orient en dix ans au maximum.

Ce discours clôturait quatre de jours de convention démocrate durant lesquels Obama s’est évertué à restaurer l’unité du parti de l’âne après des primaires incisives et à relancer sa campagne contre le candidat républicain John McCain. Prononcé 45 ans jour pour jour après le célèbre “I Have a Dream” de Martin Luther King, il faisait suite à la désignation par acclamation du premier candidat noir à la présidentielle de l’histoire américaine.

Barack Obama choisit Joe Biden, un pilier de la politique américaine, comme colistier

Ceux qui ont pour habitude de consulter leur messagerie dès leur réveil auront pu trouver ce matin un courriel signé Barack, envoyé à 3h13, sur “le prochain vice-président“. Il semblerait que les choses aient été annoncées 2 heures avant sur certaines chaînes états-uniennes.

Le candidat démocrate y annonce qu’il a “une nouvelle importante” qu’il veut “rendre officielle” : “J’ai choisi Joe Biden pour être mon colistier“. Cette fois, c’est le candidat lui-même qui signe le message et invite à envoyer un courriel de bienvenue “au prochain vice-président“. Le lien renvoie à une nouvelle page sur le site du candidat, qui montre les deux hommes tous sourires, regardant dans la même direction: “Prenez une minute pour partager un mot personnel de bienvenue à Joe dans notre mouvement pour le changement“.